J'ai beau m'y être préparé, c'est avec la gorge nouée et les larmes aux yeux que je vis cette journée très difficile. Cette Complicité de 7 ans et demi avec Rondo touche à sa fin et cela me bouleverse. Chacune de nos habitudes quotidiennes prend un Caractère très solennel aujourd'hui. Dernier brossage, dernier trajet au harnais, puis les dernières caresses avant son départ avec Julie et Stéphane.
Je te souhaite une retraite heureuse mon chien, et dans quelques mois, lorsque le chagrin sera moins présent et notre Séparation mieux acceptée, je viendrai te rendre visite dans ta nouvelle famille;
Quelques heures après ton départ, je ferme la valise, la porte de l'appartement et m'envai prendre l'air en divers horizons.
Le périple aérien commence par un Toulouse Paris à bord du dernier A320 d'air-france dans lequel je découvre un marquage en braille au-dessus de chaque rangée de sièges. A mon retour, je ne manquerai pas de suggérer à ma voisine, petite aveugle qui pose des étiquettes braille partout, (même sur la poignée de sa porte d'entrée) de se porter candidate pour effectuer ce travail.
Après réflexion, Etiqueter sa propre porte d'entrée peut s'avérer très utile en cas de désorientation due à des problèmes de représentation dans l'espace, ou de boisson !
Après une courte nuit et un petit déjeuner dans un hôtel de l'aéroport je bataille avec les boutons de l'ascenseur pour rejoindre la réception. J'ai fait le yoyo entre les différents étages, il me faut l'aide d'une personne voyante pour trouver le bouton correspondant au rez de chaussée. Quelle idée de disposer les boutons sur 3 colonnes ...
Pour rejoindre le VAL je suis le bruit des valises à roulettes devant moi. J'interpelle un voyageur afin qu'il m'aide à localiser le quai puis monte dans la rame.
J’ai un petit doute lorsque le VAL s'arrête à CDG TGV puis fait demi-tour pour revenir à la station à la quelle j'étais monté. En fait il n'y a qu'un seul rail et donc une seule rame qui fait des allers-retours. Je fini par atteindre le terminal 1 et arrive sans trop d'encombre au guichet de l'agence de voyage.
Je commence à rencontrer certaines personnes de notre groupe. Je suis un peu inquiet parce que je n'arrive pas à joindre Christian mon accompagnateur. Son numéro est dans mon Iphone et j'ai repris mon ancien Nokia pour le voyage.
Nous embarquons séparément et c'est seulement dans l'avion que nous nous retrouverons. Je remercie toutes celles et ceux que j’ai dérangé ce mardi matin et qui se sont mobilisé pour essayer de le joindre.
Notre groupe se compose de déficients visuels, de personnes à mobilité réduite, (cannes ou fauteuil roulant), d'un retraité D’une blonde et d’une arabe, en bref pour résumé, on a tous un handicap plus ou moins lourd à porter !
Nous sommes donc un groupe de 10 personnes et occupons trois rangées de sièges consécutives. C’est bien convivial et nous permet de faire connaissance, même si côté réglementation cela ne soit pas la répartition préconisée dans l'éventualité d’une évacuation d'urgence. A chaque fois que je prends l’avion, je ne peux m’empêcher de repenser à ce film dans lequel le pilote s’aperçoit trop tard qu’il n’y a pas assez de carburant …
La classe économique de l'airbus A380 ne propose pas un espace extraordinaire entre chaque siège, contrairement à ce que j’avais imaginé. Après coup, il me semble que le bruit des réacteurs est plus discret en comparaison avec un 747.
La console individuelle interactive propose films, livres jeux et cours de langue, mais je lui préfère le Victor Stream et occupe une partie du voyage à écouter l'infiltré de John Grisham quand je ne suis pas en face d’un plateau repas.
Les hôtesses de Singapur airline sont très charmantes, elles ont des coiffures très travaillées, banane sur la tête ou chignon en forme de mandarine. Je touche leurs cheveux, leurs tenues ainsi que leurs mains et très vite suis surnommé "le palpeur fou" pour tout le reste du séjour.
La correspondance à Singapur permet de se dégourdir les jambes et les roulements à billes.
Second vol pour rejoindre Denpasar, encore un petit déjeuner indonésien (mon second à quelques heures d'intervalle) et trois heures plu tard nous arrivons enfin sur l'île de bali.
A notre arrivée à Denpasar nous sommes accueillis par une balinaise qui nous place un collier de fleur de frangipanier autour du coup. C'est le début de l'après-midi, (ici il y a 7 heures d’avance par rapport à Paris), il fait très chaud et l'air semble saturé en humidité. Il est environ 14H30 lorsque nous arrivons à l'hôtel de Kuta Cela fait environ 24H que j'ai quitté mon lit, la fatigue commence à se faire sentir Mais pas question de dormir, une bonne douche, certains profitent déjà de la piscine. En fin d'après midi nous partons pour Jimbaran (immense plage de sable blond en anse de panier, aux eaux relativement tranquilles et frangée de cocotiers). Je pourrais écrire "sur le sable les yeux dans l'eau, Mon rêve était trop beau" mais je suis certain que vous avez déjà entendu ça quelque part ! Les rouleaux de l'océan me paraissent si proches, que j'imagine devoir quitter la table à chaque nouvelle grosse vague. Si vous vous demandez mais qu'est-ce qu'on boit là-bas dit donc ? Jus de coco eh c'est vraiment pas bon ! Comme d'autres, j’abandonnerai après quelques gorgées. En lisant les prochains paragraphes, vous découvrirez que d'autres breuvages ont eu d’avantage de succès. Nous assistons au coucher de soleil et mangeons du poisson grillé et crustacés. Je n'ai pas encore identifié et mémorisé les voix des différentes personnes françaises qui composent notre groupe. Pour différencier Ketut de Gobang, ça n'est pas gagné non plus !
Après une bonne nuit de sommeil bien méritée, j'attaque la journée par un petit déjeuner indonésien. Au menu café, ananas pressé, salade de fruit mais surtout nasi goreng (plat traditionnel à base de riz, oignon, ail, curry et autres épices légèrement relevé). Dans la matinée, je convertis mes euros en roupies indonésiennes et me voilà en quelques secondes, devenu multimillionnaire en moins de temps qu'il n'en faut pour gratter un ticket de la française des jeux. Je n'ai pas le souvenir d'avoir eu entre les mains une telle liasse de billet même les jours de veine au monopoli. En fin de matinée départ pour Padangbai (Située complètement à l'Est de l'île). Nous faisons halte à Klungklung pour admirer le Bale Kambang (Pavillon Flottant) et le Kerta Gosa (Palais de Justice) qui comptent parmi les monuments les plus intéressants de Bali. Après une très courte explication de Nyoman (notre guide touristique) tellement courte que je suis incapable de vous en restituer le moindre fragment, nous visitons le Taman Gili, vestige du palais royal de Klungkung, reconverti en petit musée. Dans le parc, je touche de nombreuses statues finement taillées dans une roche très rugueuse. Je me souviens également de cette rampe d'escalier représentant un serpent avec ses écailles ciselées dans la pierre. Arrivée à Padangbai en fin d'après-midi. La plage est encombrée de petits catamarans mais l'eau est très chaude. Hormis la désagréable sensation procurée par la rencontre inattendue de paquet d'algues, la baignade fut bien agréable. En début de soirée je goûte avec Christian le durian acheté sur le bord de la route au cours du trajet. Il s'agit d'un fruit qui se présente comme un gros ovoïde (parfois plus de 40 cm de circonférence), pesant jusqu'à 5 kg, avec une carapace de grosses épines, et poussant en haut de grands arbres. Il est connu pour son goût très particulier et pour son odeur pestilentielle. Qu'en dire : ça à l'odeur du munster et le goût de l'oignon cuit. Les indonésiens semblent apprécier ils disent "good smell" Moi j'aurais tendance à dire "goût de semelle". Dîner dans un restaurant face à la mer première bintang (bière indonésienne) et premiers verres de vin balinais. De retour à l'hôtel nous somme quelques'uns à vouloir aller nous baigner. C'est l'occasion de nous relaxer, de discuter sérieusement, ou plaisanter. Nous ne le savons pas encore, mais ce bain nocturne sera le premier d'une longue série.
Petit déjeuner (oeufs brouillés café et jus de fruit) Rien de particulier au programme de ce matin du coup j'opte pour un massage sur la terrasse de ma chambre. Brigitte à eu une masseuse et moi un masseur, non on ne peut pas inverser, son massage a déjà commencé. J’ai demandé strong, mais ce n’est pas très fort. Désagréable sensations lorsqu’il appuie en différents points sur mon ventre. En fin de matinée, nous partons marcher un peu puis déjeunons sur la terrasse d'un mini restaurant familial. Je choisis mi goreng (nouilles chinoises sautées avec légumes et petits morceaux de chicken) accompagné d'une large bintang. A notre retour nous sommes attendus pour embarquer sur un petit catamaran. C'est dans une position peu orthodoxe que j’effectue cette mini croisière sur le blue lagoon. Afin de maintenir Sophie en équilibre entre Annie et moi, et de compenser les secousses provoquées par les vagues contre la coque, je me retrouve dans la position improbable d'un danseur de lambada face à deux partenaires sur la même cuisse. Lorsque le skipper coupe momentanément les gaz (instant effet mer), je peux profiter pleinement du roulis des vagues et du vent. Nous passons à proximité d'un énorme rocher dans lequel une cavité à été creusée. Lorsqu'une vague vient heurter sa paroi, l’eau s'engouffre dans la cavité et rejailli semblable au souffle d'une baleine. Le son alors produit est impressionnant. J'ai posé la question, pas de sirène à l'horizon. Je rappelle ici qu'une sirène est une créature moitié femme et moitié thon ! Je passe la fin de l'après-midi à l'hôtel tandis que certains vont admirer le Blue Lagoon depuis un autre site. Coupure générale de courant dans la soirée, c'est à la bougie que nous mangeons le fameux Bebek Betutu, (canar farci d’herbes et d’épices cuit à l’étouffé pendant plusieurs heures). En fin de soirée alors que la ville est toujours plongée dans le noir nous déambulons dans les rues et trouvons un petit bar en plein air bien agréable. Attention, Bar à babore arac à rabord ! Un ou deux chanteurs accompagnés d’une guitare sèche et d’un djembé pousse la chansonnette. La carte des cocktails est plutôt surprenante : arak sunrise, sexe on the rock, quick fuck. Pour ma part ça sera Caïpirinha à deux reprises. Retour à l'hôtel et baignade dans la piscine.
Nous quittons Padangbai pour rejoindre Lovina (sur la côte nord de l'île). Nous traversons des paysages de rizières en terrasse et visitons le temple aquatique Tirtagangga water palace. Je fais parti du petit groupe qui passe de plate-forme en plate-forme au beau milieu du bassin principal, sans tomber à l'eau ! Nous passons une grande partie de la journée à rouler. Répartis dans trois véhicules, il n'y a qu'un seul guide touristique, du coup c'est Lionel et Danny qui nous décrivent à moi et à Brigitte ce qu'ils voient. Déjeuner à Penelokan dans un restaurant qui surplombe le lac et le volcan Batur vient, ensuite la visite de l‘atelier de l’artiste Handicapé MadeTempo à Kedissan. Vous comprendrez aisément les raisons qui me poussent à ne pas vous décrire ici les motifs que cet artiste peint sur des oeufs. Arrivée en fin de soirée à lovina. Nouvelle coupure d'électricité, ça ne facilite pas l'installation dans les chambres, non je ne prête pas ma canne blanche. Dîner dans un restaurant en ville et sur le retour je prends mes premières leçons de conduite de fauteuil roulant. Ca zigzague un peu, non je n'ai pas bu, il faut juste se coordonner avec la co-pilote. Retour à l'hôtel pour un saut dans la piscine. Il y a des chiens en liberté qui aboient à notre approche, du coup c'est raté pour la discrétion. Nous regagnons nos chambres vers 4h du matin. Ah quand je repense à ses instants plus qu’agréables où je m’inprovise masseur aquatique pour le plaisir de ces dames, je ne vous raconte pas mais vous laisse imaginer !
La nuit à été courte et le réveil est très difficile. Certains vont se faire masser sur la plage, moi ça ne me dit rien. Sophie est au centre des conversations du jour, elle se fait faire la boule à zéro, le coiffeur n'en crois pas ses oreilles et rechigne un peu à la raser. La plupart des balinaises que j'ai rencontré ont de long cheveux voir très long, vous imaginez bien qu’elle ne passe pas inaperçue notre chauve Sophie. Le midi curry de poulet avec riz et sauce noix de coco, beignet de banane en dessert. Après midi tranquille dans la piscine. Le soir resto gambas à côté de la boutique de Ketut, j'ai demandé épicé, et je peux vous dire que ça l'était !
La nuit n'a pas été très facile il y a des bestioles qui font du bruit mais surtout les répétitions de gamelan dans le temple juste à côté jusque tard dans la nuit et reprise dès l'aube. Ce sont toujours les mêmes sonorités, il n'existe ici que cinq notes de musique ding dung dong bin tang (enfin presque). De toute façon le réveil était prévu à 6H pour aller voir les dauphins Nous partons à bord de bateaux traditionnels. La coque est un tronc d'arbre creusé surmonté de planches légèrement tournées vers l'extérieur. La stabilité est assurée par deux flotteurs en bambou d'environ 25 cm de section fixés par des traverses à 2 mètres de chaque côté de la coque principale, dans laquelle nous sommes trois passagers assis les uns derrière les autres. Propulsés par un moteur pétaradant, nous partons pour le large en espérant que les dauphins veuillent bien se montrer. Dès qu’un aileron apparaît à la surface, tous les bateaux poussent les gaz et convergent vers le point en question à l'image d'un groupe de prédateur qui encercle une proie. Les dauphins ont pu être photographiés et filmés de très près. Ils n'étaient pas bavards, donc ne les ai pas entendus. De retour sur la plage nous sommes assaillis par des vendeurs à la sauvette qui proposent multitude d'objets sur le thème des dauphins. Je suis venu les poches vides mais promets à l'un d'entre eux d'examiner sa marchandise et de faire affaire avec lui un peu plus tard. Nous restons six jours à Lovina et ne doute pas qu'il saura où et comment me trouver. La margelle de la piscine est brûlante, je reste un peu trop longtemps dans l'eau et en ressorts gratifié d'un bon coup de soleil sur les épaules. Repas dans le restaurant de l'hôtel, le service est très lent, et la serveuse se trompe constamment dans les commandes. Après midi petit tour en ville et boutiques. Il fait très chaud, plusieurs douches par jour mais à peine sec qu'on transpire à nouveau. Pour le dîner langouste grillée ce n’est vraiment pas facile à manger ! Le dessert : noix de coco, ça croque sous la dent. J'en donne des morceaux à sophie assise en face de moi. Je ne sais pas ou est sa bouche et elle ne peut bouger que la tête, c'est très comique. Après une longue hésitation je vais toucher Rocky le petit singe du restaurateur. Je suis surpris par la texture de sa peau et la forme de sa main très proche de celle d'un bébé humain. Il s'est accroché à mon doigt, à mon t-shirt et à ma canne. Je poursuis mes leçons de conduites pour rejoindre un bar musical plutôt bruyant. J'en suis à présent au cinquième niveau. Niveau 1 : rouler sur du plat et appréhender les virages. Niveau 2 : monter une simple marche (basculer sur les roues arrière, poser les roues avant sur la marche et pousser) Niveau 3 : descendre une simple marche (tourner le dos à la marche, descendre les roues arrières en retenant le poids du fauteuil, reculer d'un pas avant de reposer les roues avants). Niveau 4 : monter une série de marche (de dos sur les roues arrière) Niveau 5 : descendre une série de marche (de face sur les roues arrière). C'est plus simple à dire qu'à faire et puis si je me rate, je doute qu'on me laisse reprendre la partie au niveau inférieur. De retour à l'hôtel on se prépare pour aller à la piscine. Comme tous les soirs me direz-vous eh bien non, la nouveauté c'est que des bintang ont fait leur apparition et que la margelle fait office de comptoir.
Nous apprenons que lionnel est tombé hier soir en rentrant seul à l'hôtel. Il a mal aux épaules et envisage de se faire rapatrier. Inutile de vous affoler, je vous rassure tout de suite, le fauteuil n'a rien ! Dans la matinée en attendant mon tour pour passer sous la tondeuse, je discute avec une indonésienne qui tient un salon de massage et goûte le fruit du jacquier. Rien de particulier aujourd'hui, le midi je poursuis ma découverte des fruits locaux les mangoustans (petite boule avec des quartiers à l'intérieur, aspect comme une mandarine et texture fibreuse comme la mangue) et ramboutans cousin du letchi. J'aurai également au cours de ce séjour mais je ne me souviens plus très bien quand, l'occasion de goûter le salak. Ce soir repas de poisson cuit dans une feuille de banane (Pepes Ikan Laut) puis marchandage à tout va dans la boutique de ketut.
Dans la matinée, j'accompagne Brigitte et Nadine au spa. J'avais initialement également prévu d'y aller mais ne me souviens pas de la raison qui m'a fait changer d'avis. Le vendeur rencontré quelques jours plutôt à la plage me présente ses différents objets. Il est difficile de connaître le véritable prix des choses. On passe plus de temps à négocier les prix qu'à choisir les articles. Sur le chemin pour aller manger on s'arrête avec Ikram et Christian sur la plage parce qu'il y règne une grande agitation. Il s'agit de combats de coqs. Les gens agitent des billets en l'air et crient pour encourager celui sur lequel ils ont pariés. Les coqs se jettent l'un sur l'autre avec un couteau attaché à la patte. Un combat ne dure que quelques minutes, et les parieurs perdants n'ont pas l'air content du tout. En début de soirée, sur les hauteurs de Lovina, nous assistons au coucher de soleil avant de déguster une cuisine raffinée et inventive à mi-chemin entre l’orient et l’Occident, divinement présentée.
Certains vont admirer les poissons et fonds marins avec masque et tuba. Moi je vais à la plage. Avec Gobang j'aide Sophie à se préparer, lui mettre son gilet, l'extirper de son fauteuil, et lui tenir si possible la tête hors de l'eau. À un moment elle à voulu que je la redresse pour lui permettre de voir le paysage autour, la tête est partie en avant et je lui ai fait boire la tasse (elle pourra dire qu'elle a fait 10 milles km pour goûter l'océan)! Lors de la sortie, Ketut resté sur le sable (sans doute pour surveiller le fauteuil garé en double file) ne se précipite pas pour nous aider. Le midi déjeuner chez mimi, brochettes de viande de poisson avec du riz accompagné de légumes et de mouches. Après le repas, spectacle de danses traditionnelles rythmé par un petit groupe de musiciens. Les danses racontent une histoire et les personnages sont costumés (monstre, princesse ...)
Nous quittons Lovina pour ubud (au centre de l'île). Visite du temple sacré Pura Ulun Danau Batur, dédié à la déesse du lac Bratan Déjeuner sur la terrasse d'un Restaurant avec vue panoramique sur les lacs de Bunyan et Tambligan. Au menu brochettes, riz, légumes, et oignons émincés avec du piment ou alors sauce cacahuète. Au cours de l'après-midi, nous parcourons en véhicule les sentiers d'un jardin botanique (le Kebun Raya). Dans une serre j'ai l’occasion de toucher différentes espèces de cactus de toutes les tailles ainsi que des fougères géantes. Les automobilistes conduisent plutôt dangereusement et j'avoue avoir eu peur à plusieurs reprises au cours du trajet. Arrivée à Ubud, problème pour distribuer les chambres, la plupart ont qu’un seul lit, et les marches pour accéder aux terrasses sont très hautes. Première grosse tension dans le groupe, en plus il y a des lézards, des margouillats, des cafards et ce coq qui chante en permanence. Bon j'irais bien me détendre à la piscine moi, ah non désolé, la seule étendue d'eau ici c'est la marre aux grenouilles devant ma chambre.
Je n'ai pas très bien dormi, le ventilateur fait plus de bruit qu'il ne brasse d'air, et il y a eu ces bruits étranges sur le toit. Un animal assez gros à en juger par le bruit de ses pas. Je crois que j'aurais eu encore plus la trouille si j'avais été seul dans cette chambre. Nous allons saluer les nombreux macaques qui peuplent le sanctuaire de la forêt sacrée des singes. Il y en a partout, plus ou moins indifférents aux touristes. Sophie puis Nadine se retrouvent avec un singe sur les genoux. Puis c'est mon tour, mais non pas de monter sur leur genoux ! Il y a un singe qui se tient en équilibre sur mon bras. Quelques instants plus tard, je me retrouve avec un singe sur chaque épaule, je dois tenir ma casquette et mes lunettes car ils ont l'air très intéressés. Retour à l'hôtel pour manger le Babi Guling cochon de lait farci d’épices et de piment cuit à la broche. La peau est Craquante, la chair fondante, c'est vraiment un régal. L'après-midi nous partons pour le parc des éléphants. D'abord un groupe d'éléphant me passe juste à côté et là je me sens petit d'un seul coup. Bruit sourd de leur pas sur le sol, ils font claquer leurs oreilles d'avant en arrière pour se ventiler ou chasser les mouches je ne sais pas. Certains sont montés dessus, je me suis contenté de toucher les poils et les défenses. En soirée, spectacle de gamelan avec danses. Je suis au premier rang, inutile de vous dire que j'en ai pris plein les oreilles. Tiens, ils ne l'on pas déjà joué ce morceau ? Dîner aux chandelles dans un restaurant breton indonésien (il n'y a pas que le riz pour faire du blé). Bon les chandelles ce n’était pas prévu au programme, mais c'est ça ou dîner dans le noir. Déçu par le poulet curcuma (plutôt sec et sans goût) je goûte le black rise pouding en dessert. Quelle erreur, ou horreur comme vous voulez, on dirait un truc que quelqu'un a déjà mangé avant moi !
Il fait toujours aussi chaud. Nous partons pour le marché à la recherche de petits cadeaux à rapporter. Je trouve des dessous de verres en bois avec bordure en paille de riz tressée. Puis direction le petit supermarket. Là c'est plus simple, les prix sont affichés et non négociables. Il y a de tout et le personnel est très serviable. Je trouve un décapsuleur plutôt original et imagine déjà la tête de celle à qui je le destine. Je suis persuadé qu'elle le gardera précieusement dans le tiroir de sa cuisine ou de sa Table de chevet ! Beaucoup de voiture pour aller voir le temple de Tanah Lot. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à Petulu où des milliers de hérons se posent pour la nuit sur les arbres. Ça Piaille et fiente de tous les côtés. Après le repas, plutôt fatigué, je me désiste de la soirée ‘live music’.
J’ai encore oublié d'appelé maman pour son anniversaire quel fils indigne que je suis ! Nous quittons Ubud en direction de Kuta. Visite d’un parc ornithologique où l’on peut observer plus de 250 espèces d’oiseaux en liberté, dans de grandes cages ou en volières. Nadine nous fait la description des différents oiseaux qu'elle aperçoit. Dans la volière, les pélicans marchent juste à côté de nous. Le bruit de leurs pattes palmées sur le sol est particulier. Leur cri est assez rauque. Déjeuner dans le parc au milieu des chants d’oiseaux. Je fais ensuite une photo avec un perroquet sur chaque bras et un gros oiseau sur l'épaule. D'après ce que l'on m'a dit, je suis plutôt crispé sur la photo. Nous enchaînons avec le parc des reptiles. Dans la première partie les serpents sont dans des terrariums. J'ai ensuite l’occasion de toucher et porter un iguane. Gros, potelé, la peau est rugueuse et je ressens la respiration de l'animal qui fait gonfler son thorax. Une tortue avec de grosses pattes qui me paraissent rigides. Et pour finir un varan, très allongé, les pattes courtes repliées, des petites écailles sur tout le corps.
Ce n'est pas la grande forme pour Nadine, les deux pneus avant sont crevés. Alors ça si ce n'est pas du sabotage, c'est vraiment de la malchance. Ce n'est pas réparable et les roues de secours étaient en option. S'en suit un débat de spécialistes sur les avantages et inconvénients des roues pleines par rapport aux roues gonflées. Je reste en dehors du coup parce que je n’y connais rien, ce n’est pas mon rayon ! Avec Brigitte et Christian nous partons en ville à la recherche de t-shirt. Toujours le même cirque pour négocier. Nous franchissons la porte d’un salon de massage, et après avoir jeté un œil Christian revient persuadé d’avoir négocié one hundred for three alors qu’il s’agissait de one hundred fourty. On parle en millier de roupies, mais ramené en euros, ça fait vraiment pas grand chose. Cette fois-ci il n’y a que des masseuses, désolé pour Brigitte. Nous nous déchaussons, on nous lave les pieds et une heure durant, bercés par une musique relaxante nous abandonnons nos corps entre ces mains balinaises. D’abord la plante des pieds, avec des coups de poing par moments, puis les mollets, les cuisses (des pieds à la tête quoi). A un moment, j’ai eu l’impression qu’elle est montée sur la table et qu’elle a pesée de tout son poids le long de ma colonne vertébrale. Je ressors de là très détendu. En fin d'après-midi nous partons Visiter un des sites les plus sacrés de l'île. Le temple Uluwatu qui est perché sur une falaise sur la presqu’île de Bukit. Dans l'amphithéâtre, nous assistons à un spectacle de danse et de chants balinais, le Kecak, en même temps qu’au coucher de soleil sur le temple. Ici pas d'instruments, le rythme est donné par des cris qui ressemblent à tchakachac tchakachac tchakachac Un peu avant la fin de la représentation, un brasier est allumé, je ressens la chaleur du foyer et ne suis pas très rassuré surtout qu'il y a du vent. Nous revenons à Kuta et dînons canard grillé riz et oignons pimentés, c'est très bon. beignets de banane et glace à la vanille très très bon également. De retour à l'hôtel on se prépare pour aller à la piscine et lorsque je suis enfin prêt la pluie fait son apparition, un vrai déluge. Nous passerons la fin de soirée à l'abri sur la terrasse.
C’est déjà la fin de notre séjour et Il faut préparer les valises. Un petit tour dans le mini market à la recherche de certains articles qui me manquent (Arak, fruits séchés) je ne trouve ni l'un ni l'autre, je ne rapporterai que les bonbons au gingembre Beaucoup d’attente sur la terrasse, nous avons rendu les clés des chambres. Certains prennent un dernier bain dans la piscine. Après le repas je vais faire une heure de massage histoire de me détendre. Elle s’appelle Nyoman et m’avouera avoir été parcourue de frisson lorsque le palpeur fou (encore lui) à caressé ses cheveux et son visage avant de la quitter. Le transport qui doit nous amener à l'aéroport est en retard. J’attaque maintenant le niveau 6 conduire le fauteuil en permanence sur les roues arrières. Le vol est très long je ne dors pas, et les bienfaits du massage sont déjà loin. Jeudi 17 décembre Sortie de l'avion à Roissy il y a quatre fauteuils roulants qui m’attendent à mon nom, non merci si je pouvais rester un peu debout cela m’arrangerait bien ! Nous sommes pris en charge par l'assistance et sommes très vite séparés. Attendez je n’ai pas dit au revoir, trop tard il a l’air vraiment pressé le monsieur. Je retrouverai Ikram et Sophie qui embarquent dans le même hall que moi. Sur les pistes, la neige et la grève des pétroliers perturbent énormément le trafic aérien. Je suis très fatigué, j’ai envie de me coucher par terre et de dormir. Je resterai jusqu'à 12H30 dans ce hall glacial, la présence des niçoises est réconfortante. L’avion décollera à 14h au lieu de 10H20 j'arrive à la maison vers 16H
Un grand merci à Alain Comoli instigateur et organisateur de ce séjour. Un célèbre corrézien à écrit « chaque pas est un but » en créant handivers horizons tu as fais le premier pas et ensemble nous y sommes parvenus. J’avais imaginé au départ effectuer ce voyage sans accompagnateur. Je me suis ravisé, et ne l’ai pas regretté. Christian est un bénévole chaleureux, disponible et dynamique que je recommande à toutes celles et ceux qui auraient besoin d’un guide pour les accompagner. J’ai été ravi de partager cette aventure avec toi. Ce voyage m’a permis de rencontrer des gens bien sympathiques que j’aurai grand plaisir à retrouver.